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Le président de la République, Kais Saïed, a reçu mardi, au palais de Carthage, le directeur général de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) ainsi que la délégation l’accompagnant.
Cité dans un communiqué, le chef de l’État s’est félicité de l’accueil par la Tunisie des travaux de la 45ᵉ session du Conseil exécutif de l’ISESCO, prévue les 25 et 26 février.
Dans ce contexte, il a souligné l’importance du rôle de l’ISESCO dans le développement des programmes d’éducation et d’enseignement, l’appropriation des sciences et la promotion de la culture, saluant les efforts déployés pour renforcer les capacités des sociétés sur des bases solides.
Ces efforts, a ajouté le président, visent à permettre aux sociétés arabo-musulmanes de contribuer à la civilisation et à la connaissance humaines, tout en interagissant avec conscience face aux mutations profondes et accélérées que connaît le monde.
Autant de transformations qui posent des défis majeurs qu’il convient de relever collectivement, en adoptant une approche scientifique respectueuse des spécificités culturelles et des valeurs islamiques, a-t-il affirmé.
À ce titre, Saïed a mis l’accent sur la nécessité de préserver le patrimoine culturel et l’immense héritage civilisationnel de la nation arabo-musulmane. Il a appelé à conjuguer les efforts pour la restitution des pièces archéologiques, notamment des manuscrits précieux et des œuvres rares dérobés par le passé.
Le chef de l’État a salué le rôle de l’ISESCO dans l’enregistrement des manuscrits anciens et la protection des sites archéologiques arabes et islamiques menacés, tout en œuvrant à leur inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Par ailleurs, il a évoqué les dangers qui menacent les lieux saints islamiques, notamment la ville sainte d’Al-Qods et la mosquée Al-Aqsa.
Sur un autre plan, le président Saïed a exprimé la gratitude de la Tunisie envers l’ISESCO pour sa volonté de contribuer à la création d’un centre international de calligraphie (Iqraa).
Il a également formulé le souhait d’intensifier la coopération avec l’organisation afin de restaurer d’anciennes villes tunisiennes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO et d’appuyer l’élaboration des dossiers d’inscription de nouvelles villes, estimant que plusieurs cités tunisiennes méritent cette reconnaissance internationale.